Folkeshi : 5 clés pour passer de 0 à 250 ventes en un an sur Etsy

7 Mar 2017 | Productivité | 21 commentaires

C’est à Tokyo, où elle réside, que Laetitia Hébert a découvert l’univers des kokeshi, délicates poupées en bois traditionnelles. En mars 2016, elle décide de créer sa boutique Folkeshi sur Etsy. Elle y vend des modèles anciens et rencontre immédiatement un très grand succès : au cours de cette première année, elle a vendu 250 kokeshis à travers le monde !

J’ai fait la connaissance de Laetitia grâce au programme Etsy Résolution 2016 (celui-ci permet aux nouveaux vendeurs de recevoir des conseils par mail pour monter leur boutique). Suite à la formation, un groupe d’entraide a été créé sur Facebook et nous l’avons rejoint. Nous sommes donc restées en contact. 

Laetitia m’a proposé il y a quelques jours de partager les clés de sa réussite dans un article invité. Je vous laisse donc en sa compagnie. Bonne lecture !

Ce que j’ai appris de ma 1ère année sur etsy

L’an dernier, le 1er mars 2016, j’ai lancé Folkeshi sur etsy. J’y vends des poupées en bois, appelées kokeshi, que je chine au Japon. Pendant les deux premiers mois de 2016, j’ai travaillé à définir mon concept, lire l’intégralité du manuel du vendeur, suivre des formations gratuites, élaborer mon « identité graphique », participer aux discussions d’Etsy Résolution. J’y ai posté mon lien de boutique en croisant les doigts… 24h plus tard, je notais 6 ventes dans mon cahier tout neuf ! Il s’est passé un peu plus de 230 ventes depuis, et voici ce que j’ai appris.

Observer la concurrence plutôt que la craindre

Personne n’a envie de regarder la concurrence en face alors que son projet est encore embryonnaire. Lorsque j’ai débuté, taper le mot-clé « kokeshi » était une épreuve. Tous ces gens qui occupent déjà le terrain ! J’y ai passé le strict minimum de temps, juste de quoi lister les boutiques concurrentes, et je suis passée très vite à la suite. C’était humain, mais idiot. 

 

Maintenant, je vérifie régulièrement l’apparition de nouveaux concurrents, j’observe l’évolution des ventes des uns et des autres, la petite tambouille de chacun : modes et tarifs d’expédition, conditions de retour et d’échange, angle des photos, informations de la fiche produit… Cela donne des idées à intégrer dans ses propres fiches. Je ne prétends pas être devenue zen. J’enrage quand les informations données par un vendeur sont erronées, et je suis un peu jalouse quand je vois de belles choses chez les autres – surtout si ma dernière brocante a été catastrophique. Mais avoir regardé mes collègues de près me permet aussi de savoir ce que je propose de différent, en terme de sélection et de service. Certains clients reviennent pour ça !

 

Assumer ses prix

Fixer un prix est difficile. C’est généralement le fruit d’une longue réflexion, d’une balance habile entre les charges, le temps de travail, le prix du marché… donc une fois que ce dur travail est fait, je m’y tiens ! J’ai eu quelques demandes (je dis « demandes » mais parfois, « sommations » serait plus juste !) de réduction radicale, parfois pour un objet seul, d’autres fois pour un ensemble de poupées kokeshi. J’ai dit non. Derrière ma tablette, l’impression de jouer au poker – mais à chaque fois, après avoir expliqué ma façon de calculer, de fonctionner, la vente s’est faite à mon prix.

Ma boutique marche bien. Je vends la plupart des kokeshis que j’ajoute à la boutique dans les deux mois qui suivent (et un certain nombre, dans la semaine de la mise en ligne). Je suis donc plutôt confiante : si untel trouve que c’est trop cher, quelqu’un d’autre jugera le prix correct. J’essaie d’avoir des poupées abordables pour satisfaire les clients à petit budget – quand je parviens à chiner des poupées qui correspondent à cette gamme de prix.

Accepter de changer d’avis 

Lorsqu’on lance notre activité, il nous faut prendre une quantité de décisions impressionnante : l’allure de la boutique, les produits, les modes d’envoi, le ton sur lequel on parle aux gens, le délai d’expédition, etc. Parfois, il faut être capable de réaliser que le choix fait n’était pas très judicieux. A l’ouverture il y a un an, mes 20 (ou 16?) premières kokeshis anciennes étaient photographiées sur fond de papier pop. Je voulais leur donner du peps, de la modernité, mais en fait, non seulement c’était assez laid, mais en plus, mon appareil photo s’acharnait à faire la mise au point sur les motifs du papier. Bref, une horreur. Après un tour à la papeterie la plus proche, je suis passée au rose pâle. C’est moins pétillant… mais c’est plus facile à gérer, et je trouve que ça fonctionne avec le bois des poupées. Il y a quelques mois, je me suis ralliée à l’avis général et j’ai commencé à mettre en scène mes objets. Une théière, un petit objet japonais, un livre… pour faire passer l’idée du Japon sans être trop lourd.

Autre chose pour laquelle j’ai retourné ma veste : les envois. Jusqu’à novembre, je n’utilisais que les cartons officiels de la Poste japonaise. Se montant sans scotch. Solides. Assez grands (souvent trop). Du coup, trop lourds, et chers à l’envoi. Une compta précise à l’automne m’a fait réaliser que je dépensais plus en frais de port que ce que je facturais. J’ai pensé les augmenter, et puis finalement, j’ai changé de fournisseur et acheté de plus petits cartons. J’ai besoin de moins de journal pour caler les kokeshis, donc ils sont moins lourds, et moins chers (le tarif japonais est augmente par paliers de 100 grammes). Mon tarif n’a pas bougé pour mes clients, et moi, je ne perds plus d’argent sur l’expédition.

Ne pas lésiner sur le service client

Je suis sympa avec mes clients et ils me le rendent bien ! J’ai même reçu une carte postale de remerciement cet été, et une carte de vœux au nouvel an. Je fais de mon mieux – j’envoie toujours un message au client pour le remercier de sa commande quand je reçois la notification, je glisse un mot dans le colis. S’il y a un souci, je prends tout en charge, sans rechigner, et en m’excusant. Je les appelle par leur prénom. Sur Instagram, je suis les comptes de mes clients, essaie de créer le dialogue… J’accepte aussi les réservations si la personne craint de louper la mise en vente, ou le temps qu’elle se décide sur un second objet. Pour les commandes importantes, j’offre le suivi, ou je surclasse la livraison gratuitement. Parfois, pour un premier achat, on me demande de l’aide pour choisir – je prends systématiquement le temps de répondre en détails.

Est-ce qu’il y a des gens qui abusent ? Oui. Je leur dis non gentiment – on m’a demandé une fois de l’aide pour commander sur un site japonais concurrent !! Mais traiter mes clients, et mes prospects, avec gentillesse, c’est aussi ce qui me vaut des avis 5 étoiles même quand le colis s’est perdu (à Noël) et qu’il a fallu rembourser.

 

La boutique n’est jamais finie

Mention spéciale pour le référencement ! Oui, la boutique etsy est toujours en voie d’amélioration. Parfois je reprends 40 fiches d’un coup pour intégrer un nouveau paragraphe – pas vraiment ce que je préfère. Tous les mois, je fais le tri dans mes mots-clés, j’en teste de nouveaux. Je n’y arrive pas toujours, mais je cherche, en tout cas, à améliorer mes photos. Je les ai intégralement refaites, à cinq ou six reprises, au cours des premiers mois sur etsy. Aujourd’hui, je suis parvenue à un arrangement dont la balance temps passé / résultat me convient, en attendant de trouver une meilleure façon de m’y prendre. Je sais qu’il faut que je reprenne mes textes – pour l’instant, je m’occupe ailleurs. Et puis, bien sûr, construire l’inventaire est un chantier constant.

Gérer et optimiser sa boutique prend du temps, d’autant que c’est à chacun de trouver sa recette. Ce que je n’ai pas appris en revanche, c’est à séparer ma vie professionnelle de ma vie privée !

Folkeshi m’a demandé (et me demande toujours!) pas mal de temps et d’investissement – financier comme personnel. Pour développer mon activité, je me suis confrontée à plein de questions que je n’avais pas abordées jusque-là, et que j’avais même soigneusement évitées. En retour, chaque vente, chaque commentaire de client me donne confiance : ce projet, je l’ai construit de à A à Z, et sa réussite ne tient qu’à moi. Cette assurance me permet de me lancer aujourd’hui dans un nouveau challenge, la préparation d’une boutique sur mon site, pour rendre accessibles les poupées kokeshi des artisans actuels – à venir bientôt.

 

Et vous, que vous a appris le lancement de votre activité, ou la gestion de votre boutique en ligne ?

 

Depuis la rédaction de cet article, Laetitia a ouvert une boutique sur son site Folkeshi : elle y vend non seulement des kokeshis anciennes, chinées sur les brocantes, mais également des kokeshi réalisées par des artisans japonais actuels. Et force est de constater que le succès est à nouveau au rendez-vous : les premières ventes ne se sont pas faites attendre !

Merci beaucoup Laetitia pour ce témoignage passionnant et longue vie à ta nouvelle boutique en ligne !  

Photos : Laetitia Hébert

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Folkeshi : 5 clés pour passer de 0 à 250 ventes en un an sur Etsy. A lire sur https://lespetitspoissontbleus.fr

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